Non, ce n’est pas un séjour réservé aux potes de Zaz ni à des sorcières en lin écru. La retraite version 2026 se vit entre sport, ateliers et soins bien-être. Une nouvelle génération de retraites s’invente : plus lucide, plus joyeuse, pensée pour une génération qui choisit enfin de se retrouver. Et parfois, d’y retourner.
Musique de fond : Proud Mary, Tina Turner
Le seul pass de trois jours auquel j’étais familière et dans lequel j’étais capable d’investir il y a dix ans s’appelait We Love Green. Et je mens à peine : les marques y invitaient les journalistes pour un superbe défilé mi-rural, mi-urbain, à coups de mini-shorts en jean et de bottes de pluie inutiles. Sauf cette édition-là, en 2020 je crois, où l’inondation fut réellement événementielle. Évidemment, je n’y étais pas car je déteste la pluie.
Fuyant soigneusement les sessions de maraboutisme et autres activités d’illuminés style professeure Trelawney, j’ai même cru, un temps, que le yoga m’offrirait le derrière de Gisele Bündchen - et pourquoi pas le mari dont elle a depuis divorcé. J’ai commencé les sports doux, et donné le prénom de mon mannequin préféré à mon teckel nain. J’ai chiné l’univers de la connexion entre l’esprit et le corps. D’abord pour faire comme tout le monde, puis parce que j’ai compris l’impact que ça avait sur mon petit doigt. Il ne tremble plus, et je montre mon majeur beaucoup moins souvent qu’à une époque. Le calme, après la tempête.
Je n’aimais pas ce mot. Il me renvoyait autrefois à un no man’s land situé quelque part entre la peur d’une secte du troisième œil et l’ennui profond d’un groupe de bouddhistes asexués. Et pourtant, je le comprends désormais. Comme une retraite senior avant l’heure : un séjour où le travail, la peur de la mort ou du futur, l’angoisse du passé et l’anxiété du présent cessent momentanément d’exister.
Une parenthèse qui, lorsqu’elle est orchestrée intelligemment et qu’elle répond aux vrais besoins de notre époque, peut tout changer. Pour moi, c’est une méthode gagnante - l’équivalent d’une cure de désintoxication dans un palace californien pour rockstar fatiguée; sans sevrage, si ce n’est celui du scrolling que l’on tempère, qui remet les idées en place et dresse un plan d’action concret. Le tout, sans jamais oublier de se marrer. Le rire fait (sur)vivre, je vous assure.
Léa n’est pas arrivée là par hasard. Ancienne directrice marketing chez Nike (on se rencontrait à NYC durant un voyage boulot en 2017), elle a longtemps évolué dans un monde où la performance se mesurait en chiffres, en deadlines et en objectifs trimestriels. Aujourd’hui, elle a déplacé cette exigence ailleurs : dans le corps, l’esprit et l’action. La retraite s’articule autour de séances de yoga au lever du jour, de PNL (programmation neuro-linguistique) pour clarifier ses intentions, et d’ateliers d’écriture pour les fixer noir sur blanc. On rêve, on planifie, on écrit, histoire de ne pas repartir avec de simples bonnes résolutions mais avec un cap assumé.
Le mouvement fait partie intégrante de l’expérience. Le surf, pour celles et ceux qui ont envie de se frotter à l’océan. Les randonnées, pour marcher, respirer, laisser décanter. Rien d’imposé, tout est proposé. Le corps travaille autant que la tête, chacun à son rythme, loin de toute injonction à la performance. Ici, on avance parce que ça fait du bien, pas pour cocher des cases.
Et puis il y a le lieu. Quinta da Paz, au cœur de l’Alentejo, où l’on séjourne dans des tentes de luxe nichées dans la nature : lits confortables, douches chaudes, silence absolu. Un décor suffisamment beau pour donner envie de ralentir, suffisamment simple pour rester présent. Les journées sont rythmées, les nuits profondément réparatrices. Deux dates en mai prochain pour vivre une retraite pensée comme un point de bascule : Dream it. Plan it. Do it. Et repartir avec l’envie très concrète de passer à l’action.
Parce qu’à trente ans passés on sait que les prises de conscience ne suffisent plus, j’y animerai des ateliers d’écriture Thirties. Des moments pour mettre noir sur blanc ce que l’on veut vraiment, formuler ses propres règles et rédiger des vision boards qui ne finiront pas oubliés dans les notes du téléphone. Écrire pour se challenger, se projeter, et repartir avec quelque chose de concret. Des mots, cette fois, qui tiennent la route.
Pour avoir expérimenté ce programme, je comprends désormais ce mot. Retraite. Ce n’est pas renoncer, ni disparaître. C’est s’autoriser, pour quelques jours, ce que l’on promet aux seniors toute une vie : la quiétude de l’esprit, le droit de ne plus produire, de ne plus prouver, de ne plus courir. Juste reposer la tête. Et repartir ensuite, un peu plus clair, un peu plus léger, et surtout, plus aligné.
On attend vos messages pour plus d’infos, et pourquoi pas se retrouver au Portugal au printemps.
P.A (Plaisirs assumés) : Une RETRAITE évidemment DREAM, PLAN, DO - et un petit verre de rouge pour trinquer à ce beau voyage.